Tout au bord de la mer, éclaboussant les vagues, Tes lèvres dessinées s'évadent dans les algues, Ton nom je l'ai sculpté sur ce roc de granit, Il viendra défier le soleil au zénith.
Le vent vient effleurer chacun de nos messages, Il reviendra y lire d'innombrables passages Où je parle de toi au présent, au futur, Le temps n'efface pas l'éclat du diamant pur.
En ce pré qui est notre, aux millions de brins d'herbe, Tu affines tes mots, l'harmonie de ton verbe ; Tu chantonnes ravie et j'écoute ta voix, En tes éclats de rire attisant nos émois.
La pluie sait éroder les éboulis de pierres, Toi tu sais te glisser aux lits de mes prières La drogue la plus dure embrume les cerveaux, Toi tu sais instiller chacun de mes vaisseaux.