J’ouvre les lettres des espérances paisibles à ma chère Patrie À plein envol, l’Alpha et l’Omega de la candeur de la colombe Sur ma douce Loglèdou pour exorciser les légions d’Hadès
Voici l'effluve de nos haleines fraîches Qui ne répugnent plus l'allène fielleuse De ton passé teigneux Aujourd'hui, tes filles et fils ont le sourire à la paume Pour s'embrasser de leurs bras guillerets Prêt·e·s à se retrouver loin des murmures ombrageux Pour te chanter à l'unisson l'hymne des cœurs fraternels
Te voici vêtue de ta couche nouvelle Et tu portes dans chacun de tes organes Tous nos pas Nos marches et Nos démarches
Arbre aux branches qui ne brochent à la moindre brume Ce matin, je te cueille la cime de mon verbe Et je verse quelques veines pour relier tous les traits de nos groupes sanguins J'entonne le refrain de ton souffle matinal Que de brises d'espoirs dans les vagues de nos voix Et je garde cet itinéraire ombilical qui mène vers toi
Demain, je soufflerai sur ton cil une autre bougie Pour que la mémoire de l’histoire ne se perde point Dans l’abysse des calibres
Nos torses crècheront dans un thermomètre soleilleux Pour dégivrer nos cœurs cristallifères où s'exhalent le rance des lames
Terre d’Ivoire aux ors de la République L’écharpe de ton soleil joyeux sur les flancs de tes étendues Je veux t’écrire le péan de toute ta superficie de mon gîte cardiaque
Ô mon pays lumière, poignée des paupières des voisines-frontières J’accorderai accordéons, violons, cymbales et balafons pour concorder la mélodie mirifique à ton honneur.