élégie pour le Ché
Il y a des hommes qui se battent un jour et ils sont importants.
Il y a des hommes qui se battent une année et ils sont courageux.
Mais il y a ceux qui se battent toute leur vie, ceux-là sont indispensables.
Bertolt BRECHT
De l'Argentine jusqu’aux sols de Bolivie,
Un cri de révolte, libre a fendu les cieux,
Contre les tyrans, il a commandé sa vie,
Semant l'espérance dans tous les cœurs soucieux.
Avec honneur et zèle, il a bravé l'orage,
Face aux odieux tyrans, il a su dire non,
Ceux qui, amenaient la douleur et le carnage,
Étaient effrayés devant son fier bataillon.
Ses hommes, rayonnant, ont lutté sans relâche,
Contre le mépris de ces armées d'injustice,
Bandits, ils menaient le combat avec panache,
Mais face à l'ennemi, leurs âmes s'affranchissent.
La tête du Ché, mise à prix par l'Amérique,
Qui espérait le voir, au pilori, sombrer,
Mais son réquisitoire de parole épique,
A fait trembler leur pensée unique à jamais.
La C.I.A. et Barrientos, leur sombre complot,
Ont conspiré sa mort d’un destin romantique,
Mario Terán, l’assassin, dans un dernier mot,
Le 9 octobre a mis fin à sa vie, tragique.
C’est à Higuéra que l'histoire s'est passée,
Un petit village, témoin de sa grandeur,
Sa légende en nos cœurs, est depuis chevillée,
Ce héros s’est toujours battu avec ardeur.
Et c’est en France, dans la Normandie lointaine,
Que mon stylo, avec son sang s'est empourpré,
Pour honorer, glorifier et perpétuer sa mémoire suprême,
Et crier fort : "Hasta la victoria siempre !"