La femme est moins primate qu’elle n’est félin Et de ses griffes, après un tendre câlin Elle ne conserve de toutes vos entrailles Que votre cœur déchiré de milliers d’entailles
Sans raison, elles aiment à faire souffrir Et quand, enfin, vous décidez de vous enfuir Elles viennent se frotter de manière féline Et se blottir, paisible amante pateline
Nous les aimons, et elles nous font tant souffrir Nous les aimons, et elles nous font dépérir Nous les aimons pourtant tout au long de nos vies Nous les aimons surtout sujets de nos envies
Nous sommes, auprès d’elles, d’antiques rebuts C’est de nos erreurs, le paiement de nos tributs C’est comparer l’humus avec l’aride sable C’est comme nous comparer à l’incomparable
C’est dur à dire, hélas, il me faut l’affirmer En son absence, nous n’aurions pas su aimer La femme est la perle de rosée matinale Qui nous abreuve d’une goutte nouménale