Adolescent, je ne jouais pas à aimer Avec mes sentiments, je ne pouvais tricher. Alors, quand une fleur souvent trop proche me charmait Je donnais tout à cette aveugle, et je souffrais.
Quelle importance, je la voyais au loin partir. Doucement, je laissais mes rêves se tarir. Les jours passaient, et toujours l'emportait le rire Du grand timide frustré, qui surpassait le pire.
Et puis, enfin il y eut la toute première fois, Ou l'enfant trop sage se sent devenir un Roi. Embrasser et toucher deviennent ma seule loi, Mais personne n'osera me montrer du doigt.
A force d'attendre un véritable amour Le père trop malheureux s'épuise et devient sourd. La jeunesse s'épuise sans espoir de retour, Mais au fond de mes yeux la flamme de toujours.
Un matin de printemps je croise le bonheur Fragile, mais tendre promesse de mille douceurs. De l'impossible Amour, j'attends notre heure Ou battront au même rythme nos deux cœurs.