La révolution fait un tour sur le Maghreb. La démocratie frétille de ses urnes. Rotations de peuples miséreux, de la plèbe'. Espoirs diurnes, aux arcanes nocturnes.
Les rues des capitales de la pauvreté, Désertées par les touristes rapatriés, Respirent un air frais à petites goulées, Sous le regard pesant de puissantes armées.
Le chemin des peuples soumis aux souffrances Emprunte les voies ouvertes des changements. D'un oeil, l'Amérique veille aux suffisances. La route n'est pas tracée, au joug des puissants.
La violence tient sa fureur en alerte, Prête à déferler, au service de l'ordre, Pour rendre exsangues et maintenir inertes Les profonds désirs de justice, Pour mordre.
Jasmin ou papyrus, la mondialisation, En commerce, se fout bien des couleurs des fleurs. Elle ne respire que de ses spéculations, Violant sans vergogne le désir de bonheur.
Maghrébins de tous les pays et de plus loin, Ne croyez rien des belles promesses du jour! Exigez! Là, maintenant, sans délai, le bien, Qui vous est du des sacrifices sans retour.
La révolution fait un tour sur le Maghreb, Vastes circonvolutions diplomatiques. Au jeu des alliances des puissants, le Maghreb Fait séisme de ses jeunes faméliques.
Français, de racines révolutionnaires, Aux métissages de nos banlieues d'exclusions, Comment crier, en langues vernaculaires, Liberté ! Et convoquer la révolution ?