On est deux sur la page ouverte du destin Au lent ressac des jours, au fil ténu des mains, On est deux, sur la page, à n’en faire plus qu’un … Ah ! Combien de nuits et combien de matins !
On est deux sur la plage ouverte sur la mer, Qui regardons les flots d’un unique regard, On est deux, sur la plage de sable doux-amer Où la ronde des heures nous rappelle qu’il est tard…
Et tu me submerges, comme la vague un rocher Qu’elle noie en sa beauté et couche en sa douceur … En tes bras, je m’immerge, ô ma vague, je meurs ! Tu flues et tu reflues ; et ma berge est jonchée
Du suc de ton amour. On est deux sur la page, Comme deux sur la plage, mais une ombre, rien qu’une, Nous résume et chemine, qui ignore notre âge, Au long des dunes d’or qui attendent l’écume.