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Jean-Michel BOLLET
Militaires
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Jean-Michel BOLLET
Militaires
Les soldats sont des militaires
Qui s’empoignent sans faux-semblant
Avec des airs autoritaires
Qui laissent cois cent commentaires
Ils se font face en ressemblant
Aux gars comme eux d’égales tailles
Aussi jeunes et rassemblant
Leurs vœux d’aller même en tremblant
Il s’engagent dans des batailles
Menées par leur preux commandant
Le sang partant par des entailles
Rougissant le vert des futailles
Et certains vont se demandant
S’ils ont en corps envie de vivre
Nez cassé et bouche sans dent
Et tout leur sang se répandant
Et l’ennemi s’avance et ivre
De la grandeur d’être un vainqueur
Sur un blessé faible il se livre
Aux tortures vues dans un livre
Cependant, il entend son cœur
Qui titube dans sa poitrine
Et se fend d’un rire moqueur :
« Son sang soul est une liqueur »
Il a du lait dans la narine
De l’urine sur le genou
Il ne vient pas de la marine
Et n’a plus rien dans la vitrine
- Mon commandant, dites, je nous
Fais un pâté de cette épave
A laisser à une nounou
Qui entretient bien son minou.
- D’intentions, l’enfer se pave
Bonnes selon le bon dicton ;
Ce que tu dis, soldat est grave,
Fanfaron, tu l’es, es-tu brave ?
Mon commandant, je suis Breton
Et la mort me fait la vie belle
Je ne suis pas cet avorton
Qui ne pêche en mer que le thon
Je suis toujours un beau rebelle
Et crève les yeux des flétans
Que j’emplis d’une ribambelle
De noyaux secs de mirabelle
Bien, soldat, c’est l’heure, il est temps
De terminer votre chef d’œuvre
- Oui, je l’achève et je l’étends
Où attend le chat vers l’étang.
- Vers l’étang, le serpent couleuvre
Ondule entre joncs et roseaux
S’il n’a pas les bras d’une pieuvre
Le mort peut lui être un hors d’œuvre
Ainsi que du chat le museau.
Les animaux sont en bataille
Comme toi ; tiens, prends ce ciseau
Et crève l’œil de cet oiseau.