A l'aube dans le torrent je me baignais. Je savourais l'instant présent, seule et nue. j'observais les environs pour ne pas être prise au dépourvu. J'entendais sur la branche l'oiseau qui piaffait.
Ô que doux étaient ces instants. Rien ne venait déranger ces intimes moments. Le vent dans ma chevelure s'invitait. Il me soufflait des mots doux, indiscrets.
Aujourd'hui, plus rien n'est pareil. Les arbres sont devenus vermeils. L'eau s'est tarie de s'être trop déversée. Où est-tu fraîcheur et mois de mai.