Dans le crépuscule du jour naissant vaquaient deux amants. Installés tous deux près de la tonnelle de Dame Emilye. Ils roucoulaient dans le jardin, près de la roseraie et des buis. Ne se préoccupant pas du quant dira-t-on au tournant.
Ils ne voyaient pas les roses éclore. Ni d’ailleurs le jour qui montrait le bout de son nez. Ils n’entendaient pas les doux chuchotis murmurer. Ils se laissaient bercer par le chant du rossignol Hector.
Ils s’effleuraient délicatement dans le jour naissant. On sentait autour d’eux le parfum de la rose rouge velours. C’était entre-eux une vraie alchimie renaissante. Deux cœurs qui s’étaient trouvés dans cet amour.
Moi, qui les regardais j’avais le cœur qui chavirait. Jalouse de leur amour, seule je le déplorais. Le parfum qui se diffusait vaporeux. M’en mettait plein les yeux.