Dans un écrin de verdure, j'ai aperçu ta beauté. J'aurais tant aimé que cette vision perdure. Mais l'Eden, à moi, s'est dérobé.
De cette vision éphémère m'a gagné le chagrin. J'aurais tant voulu te butiner, telle l'abeille qui de fleur en fleur, le matin, boit avec délice le nectar divin. Se repêt avec ivresse, sans jamais être alcoolisé.
Ô déesse de mes nuits, vient me rejoindre au jardin des délices, réchauffe mon cœur. Viens me désaltérer du lait de ton sein, je me meure. Il n'est plus bel endroit que ce jardin où je vois poindre le lever du jour habillé de tant de délicatesse.
Je t'attends, ne me fais pas languir. Voudrais-tu me détruire, sans avoir goûté mes lèvres et ce cœur qui n'aspirent qu'au bonheur.