Lorsque le soir descend ami. Au fond de mon lit, je me blottis. Dans les volets fermés, le vent mugit. Ô tristesse, Ô désespoir, il suffit.
Le froid dans les campagnes s’offre à nous. Où êtes vous gros pulls et bonnets doux. Venez coiffer nos têtes et nos dos.
La lune dans le ciel a rétréci. Elle ne forme plus qu’un croissant. N’est -ce pas Vénus qui la suit ? Derrière la vitre de la salle de bains meurtrie.
Encore une nuit sans sommeil m’attend. Le tilleul dans le jardin dandine ses branches nues. Les oiseaux se sont réfugiés dans leur nid. Quand reverrons-nous le soleil à présent ?
Il faut certes que l’hiver se pare de neige et de vent. Ô éternelle saison, à présent. Tu te pares de gel et de glace. N’entends-tu pas les bourgeons qui craquent ?