Tel un chien fidèle, tu te sens abandonné. Couché à même le sol ou la dalle ornée. Tu ne comprends pas cet oubli de ton maître. Tu crois qu’il t’a envoyé paître.
Tu erres dans le cimetière loin des regards. Tu te sens craintif et hagard. Le cimetière déserté, tu restes seul et prostré. Tu sens encore son odeur, mais plus sa main.
Est-ce un traquenard de ces gens ou le destin. Tu es un oublié de la vie, et à mourir tu te résignes. Ö ami fidèle, non il ne t’a pas laissé. Seule la mort l’a rattrapé.
Sur cette dalle fleurie apparaît son nom. En lettres d’or sur le marbre tracé. Mais toi, intelligente chose. Tu ne sais à quoi correspond ces roses.