Le monde, ce fléau menaçant nos troupeaux Aveuglés et ensevelis sous ce grand manteau Nous rattrape dans son néant en lambeau. Mes froides mains, séchées par la plume en morceaux.
L’écriture que je dessine, me revient en un mot Écrire les blessures des peuples dans des maux. L'esclave de ce temps engendre, la couleur de nos crocs. De me vieillir, j’ai senti la douceur d’un monde sot.
Je pleure, oui mon âme ne cesse de pleuvoir. L’arrogance du Saint d’esprit m’étend sur son pouvoir. Ma peau calcinée, le châtiment de ne rien voir. En un mot, pour ma dulcinée, le plaisir de ne guère croire.
L’étendue de mes vers, la beauté d’un soir. Je m’éclipse sur cet air, en manque d’abreuvoir. Sacrifice pour mes pairs, que Seigneurs ne puissent me voir. Libre, je m’applaudis dans cette fange de désespoir.