Main de fer dans un gant de velours Devant le tableau noir je crayonne Les noms de mes élèves qui courent Tout droit, vers moi, quand la cloche sonne
Main de fer, petites mains en l’air Et moi, tout droit, sans en avoir l’air Je fais se tourner les têtes en l’air Qui, d’un bond, corrigent leur impair
Gant de velours, ces jambes qui courent Pieds qui frissonnent quand la cloche sonne Tous ces enfants qui jouent dans la cour Quand le cours est fini, ça résonne
Oreilles écarquillées, les yeux tout ouïs Les enfants reprennent en chœur la poésie Et moi tout émerveillée par tant de beauté Petites bêtises, je les laisse passer
Mais dans ma main de fer et mon gant de velours Je sais dresser les durs et les récalcitrants Et sans en avoir l’air et d’un pas de velours D’une poigne de fer je les remets en rang